LE MONDE D’APRÈS  C’EST MAINTENANT. Ce constat, certains l’affirment, d’autres en sont convaincus ou restent dubitatifs, pendant que d’autres encore le redoutent parce que par nature l’inconnu ou la nouveauté provoquent chez eux un sentiment d’inquiétude parfois justifié.

Nous sommes nombreux à appeler de nos vœux  au «  changement » concernant nos façons de procéder dans bien des domaines mais il doit s’agir d’une évolution positive, d’un pas en avant et non d’un retour en arrière se terminant par un statu quo .

 Le terme de changement, souvent usurpé, doit être pris avec des pincettes car il peut être mis à toutes les sauces.

Nous avons beau avoir chacun nos idées et « points de vue », reconnaissons cependant que nous naviguons tous dans une forme de flou artistique tellement la situation reste inédite et mouvante. Chacun fait de son mieux, trop attendent patiemment que quelqu’un décide pour eux, trop attendent que les autres changent en espérant que cela apporte les modifications dont ils ont besoin, et la grande majorité fait ce qu’elle peut sur la base de son expérience passée en ignorant autant que possible les modifications profondes déjà en place.

Depuis maintenant un an, le télétravail,  le click & collect, les achats en ligne ( plus 30 % de chiffre d’affaire pour les colis postaux et multiplication par 2,5 pour les livraisons de colis alimentaires) font partie de notre routine. 

Depuis maintenant un an nous sommes contraints de nous adapter à la situation sanitaire exceptionnelle qui a bouleversé nos façons de procéder tout autant que nos habitudes, notre quotidien et plus important encore notre rapport à «  l’autre ». Nous sommes convaincus que cette année laissera derrière elle son lot de mauvaises autant que de bonnes choses et qu’il va nous falloir reprendre la situation en mains à bien des niveaux .

Toute proportion gardée chaque période de notre histoire liée à un  conflit ou une crise économique et sociale a permis à ceux qui étaient dotés des meilleures facultés d’adaptation de maintenir un cap, voire d’en trouver un meilleur encore.

Il y a toujours eu un avant et un après et il en sera de même concernant la période que nous traversons. Il va falloir être en capacité de déterminer, d’analyser et de répondre aux nouvelles habitudes prises par tout type de consommateurs ou imposées par de nouvelles règles que nous ne connaissons par encore forcément .

Remise en questions, nouvelles orientations, mode de fonctionnement, nouvelles approches des choses, créativité seront nécessaires et l’on constate ici et là que les lignes ont commencé à bouger. Bien des certitudes d’hier sont devenues obsolètes. 

Travaillons à ce que cela soit pour notre bien et que chacun puisse se réaliser dans un futur organigramme, car l’humain doit reprendre sa place au centre du débat. Réussites collectives et individuelles doivent aller de pair car il apparaît à la lumière de cette crise que nous nous sommes énormément trompés .

Il va  falloir tenir compte de ceux qui vont devoir se remettre au travail après des mois d’arrêts ce qui ne sera pas une mince affaire lorsque l’on voit combien il est difficile de reprendre toute activité  après un mois de congés  ou d’arrêt de travail, et surtout œuvrer à ce que le fossé qui s’est creusé davantage qu’il ne l’était déjà  entre les différentes catégories de français puisse se résorber . C’est en cela que la tache risque d’être la plus compliquée.

C’est pourquoi le temps n’est plus à l’attente ni à aucun de ses synonymes. Il est celui de la réflexion et de l’action. Celle pensée à moyen et long terme pour construire, non rebondir. Et comme cela ne peut pas être une répétition, une reconstruction, un ravalement, il est temps de partager et mixer les idées. AUCUN spécialiste n’a la vérité (au contraire même !), mais la fusion des savoirs des spécialistes permet de s’en approcher. Ne soyez pas timide, demandez l’avis des autres !