https://youtu.be/AcIaKnGSAS8

Sur Facebook, j’ai vu passer une vidéo d’un homme qui se faisait  isolement voler sa voiture à une station essence. Ce qui est choquant, ce sont les personnes qui continuent à faire leur plein juste à côté. La scène dure 6 à 7 minutes, et il y a une 10 aine de personnes qui vont et viennent à côté, regarde, mais n’interviennent pas.

Ces comportements ne datent pas d’hier et nous avons tous en tête des histoires du même type, de violence extreme alors que le wagon, le restaurant, la rue est pleine de monde. Les psychologues se sont penchés sur ce comportement qu’ils ont baptisé “l’effet spectateur” déjà en 68.

Une experience est celle de Harris, Benson et Hall en 1975.

Une secrétaire place des participants (venus pour répondre à un questionnaire) dans une salle d’attente et retourne dans son bureau à côté.  Au bout d’un moment on entend un grand bruit dans le bureau; suivi de cris de détresse.

On observe que 85% des participants interviennent quand ils sont seuls dans la salle d’attente et en moins d’une minute.

Ce qui est remarquable, c’est que s’il y a 2 participants qui attendent, c’est 62% d’intervention au lieu de 85; et en plus d’une minute trente.

Et s’ils sont 5 à attendre ? 30% seulement et il faut près de 3min pour que quelqu’un réagisse…

Les psychologues ont conclu que plus il y a de gens présents, moins ils se sentent responsables de ne pas intervenir. 

Il y a d’autres éléments qui rentrent en jeux, comme la ressemblance avec la victime, son propre sentiment de culpabilité au moment de l’incident, bien entendu notre degré de proximité avec la personne à aider ou juste son humeur du jour…

Ce qui est intéressant, c’est qu’une intervention engendre des conséquences positives insoupçonnées. Non seulement c’est évidemment positif pour l’aidé mais cela l’est pour l’aidant.

En 1991, Midlarsky, un chercheur, a encouragé les pensionnaires d’une maison de retraite à aider les autres résidents. 6 mois plus tard, on pouvait mesurer une nette amélioration de leur état de santé mentale.

Donc si vous assistez à ce type de scène, commencez par imaginer ce que vous feriez si vous étiez seul au lieux de vous demander qui d’autres peut intervenir.

Ne bloquez pas sur votre première idée, instinctive. Acceptez là pour passer à la suivante au plus vite.

Il y a également sur FB de nombreuses vidéos d’hommes et femmes faisant fuir des malfrats en appelant de l’aide ou en filmant les agresseurs pour transmettre aux autorités. Je ne vous inviterai pas à intervenir directement à moins que vous ne soyez inscrits à une association de self défense comme celle de notre invité Cindy et même s’il y a aussi des videos et des récits de personnes agêes mettant en fuite leurs agresseurs. 

Mais ce qui est certains c’est qu’Einstein disait “Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.”

Les comportements que l’on tolère si on intervient pas (une canette jetée à 1m d’une poubelle, quelqu’un qui ne laisse pas sa place à quelqu’un de plus fragile, toute les thématiques écologiques et de tri, une attitude de non communication au sein d’une équipe pour se mettre en avant, etc) vont devenir des références normalisant l’égoïsme et ce n’est bon pour personne. 

L’Homme survit car il vit en troupeau, sa force est dans son intelligence et dans la complémentarité des individus. Accepter des comportements aux conséquences avantageuses à court terme et individualistes n’est pas “naturel” et on ne gagne jamais contre la nature.


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