L’écart entre le succès et l’échec est parfois si mince et dépend parfois aussi de si peu de choses. Cela peut devenir ingérable et  anxiogène au point de nous placer  dans une position très inconfortable et apparaissant comme fragile, donnant par la même occasion trop de poids à une subjectivité pessimiste mauvaise conseillère .

 

Toute réussite ne peut aboutir que si l’on s’en donne les moyens, que l’on adopte la bonne stratégie en mettant en place des actions adéquates , réalisables et concrètes le plus tôt possible (Ce qui sous entend qu’il faudrait déjà tout savoir sur son projet, ses évolutions et avoir l’ensemble des compétences nécessaires avant même de se lancer !). Il y a bien évidemment de nombreuses raisons qui peuvent faire pencher la balance dans un sens comme dans l’autre , il est impératif de savoir saisir toute opportunité mais encore faut-il que ce soit au bon moment et dans des conditions ou le facteur risque doit être limité .

Un échec annoncé peut finir par devenir un réel succès mais le contraire et bien évidemment possible et c’est l’une des raison qui ne favorise pas le développement de l’entreprise face à des financiers et autres partenaires frileux qui aiment l’ordre établi et les pantoufles naviguant  au gré de leurs certitudes et surtout  adeptes d’une forme de tranquillité qui ne les autorise pas ou leur coupe l’envie de prendre des risques et d’avoir une vision éclairée face à un certain nombre de projet originaux et novateurs qu’ils  laisseront de côté sans  la moindre possibilité de faire appel.

Combien de chefs d’entreprises qui avaient des idées novatrices et des projets tenant la route ont quitté le bureau de leur banquier  dépités qu’il ne veuille rien savoir d’un projet qu’il n’avait pas compris ? Clemenceau dit un jour «  que la guerre était une affaire trop sérieuse pour en confier le commandement aux militaires » … Et si le monde de l’innovation, du futur et des affaires était trop sérieux pour le confier à des financier ?

Les idées et les investissements sont avortés par la peur de perdre et une envie trop constante de ronronner en tenant ce qui marche fort à bout de bras comme un trophée . Dans ce domaine notre pays pourrait faire beaucoup mieux  car ce n’est pas de créateurs, d’inventeurs ou d’hommes et de femmes de talent que nous manquons mais tout simplement de courage. D’ambition. D’audace.

Quel serait l’impact sur le nombre de demandeurs d’emplois dans cinq ans si tous les gens qui investissent dans la pierre et finissent par se créer un parc immobilier souvent peu rentable investissait dans l’entreprise ?